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La danse orientale (Raks Sharki) est la plus belle et la plus éloquente des danses. Émouvante et féminine, elle évoque les rites ancestraux reliés à la fécondité et le pouvoir de la femme reproductrice de la vie. Dans la plupart des pays arabes, la danse fait partie de la vie de tous les jours. Elle est dansée sous sa forme populaire lors d’une naissance, dans différentes festivités et dans les mariages pour y exprimer sa joie. Cette danse de tous les temps, vestige d’une société matriarcale, se perpétue de mère en fille, par les femmes, pour les femmes, pour s’exprimer, se retrouver entre elles, se divertir, célébrer leur joie à leur façon. C’est en Égypte, pays de beauté et de mystère, qu’elle a pris forme et y a établi ses racines. Au fil des années la danse orientale a voyagé avec les gitans et s’est quelque peu transformée au rythme du temps et au gré des influences. Au contact de l’Occident et surtout grâce au travail acharné de quelques artistes qui avaient à cœur de conserver leur culture elle s’est peu à peu développée devenant ainsi une source d’inspiration et un élément culturel et artistique important. De nos jours ici au Québec et ailleurs, encouragées par les grands maîtres, quelques artistes de la danse orientale comme Shams travaillent à préserver cet héritage. Elles tentent par le professionnalisme de leur enseignement et leurs compétences artistiques de l’éloigner du tape à l’œil et de la facilité et de redonner à cette danse ses titres de noblesse et la place qui lui revient dans le domaine des arts.
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